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Les dirigeants de certains pays à économie dite émergente dont l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil, ont sévèrement critiqué mercredi les nations riches qu’ils accusé d’avoir provoqué une crise financière qui a ébranlé le marché financier international.
Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a déclaré que plusieurs pays étaient devenus des « victimes de la cette crise financière mondiale créée par les nations riches » qui essaient de la juguler en faisant des montages financiers colossaux. Il a estimé qu’il était injuste que le pays les plus pauvres soient obligés de « payer pour l’irresponsabilité de spéculateurs qui ont transformé le monde en un gigantesque casino ». Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, accueille la troisième conférence annuelle Inde-Brésil-Afrique du Sud (IBSA) à laquelle participent le président Lula du Brésil et son homologue sud-africain, Motlanthe Kgalema. Motlanthe a également emboîté le pas à son homologue brésilien, en faisant remarquer que les « décisions mal conçues d’un petit nombre ont porté le système financier international au bord du gouffre ». Il ajouté que les pays développés et ceux en développement avaient tous besoin de trouver une solution à « ce qui n’a pas bien fonctionné » et qui a été à l’origine de ce « désastre total ». « En tant que monde en développement, nous devons nous rendre à l’évidence que les solutions passe-partout que nous ont prescrites les pays riches méritent de faire l’objet de beaucoup de prudence notre part », a ajouté M. Motlanthe. La conférence IBSA, dont l’idée a été lancée en 2003, regroupe certaines des plus grandes puissances économiques d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Les trois pays participant à la rencontre en Inde et dont la population totale est de l’ordre de 1,3 milliard d’habitants pensent qu’en œuvrant ensemble, ils seront plus à même d’obtenir de bons résultats dans les négociations sur le commerce mondial et dans leur volonté de rendre effectives les réformes du système des Nations Unies. |